Le mercredi c'est l'article !
J'ai trouvé sur le réseau Viadéo un article intéressant, qui donne un petit lexique pour le manager de demain. Je le publie en deux parties. Voici la première.
L'article :
La performance financière ne sera plus l’étalon unique de richesse dans l’économie de demain. Ce n’est plus soutenable. Ce n’est plus souhaitable. Ce n’est plus rentable ! Dans beaucoup d’organisations, l’après modernité est déjà là et réinvente chaque jour un nouvelle espace-temps économique. Dans ce nouvel espace-temps, de nombreuses passerelles sont à construire pour organiser autrement notre temps et notre espace de travail ! L’économie de demain sera résolument entre les mains de ceux qui saisiront ce changement de paradigme pour accompagner harmonieusement la mutation des savoir-faire.
Quelle sera la place du manager moderne dans ce nouveau temps économique ? Deviendra-t-il un entrepreneur des temps postmodernes ? A l’inverse, quelle sera la place de l’entrepreneur moderne dans ce nouvel espace économique ? Deviendra-t-il un manager des espaces postmodernes ?
C’est, implicitement, à la recherche de ces réponses vitales que vous invite la lecture de ce petit dictionnaire du manager-entrepreneur postmoderne. Chacun y puisera ce qu’il veut, quand il veut en se rappelant cette citation du philosophe Henri Bergson qui écrivait : « L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire ».
Petit lexique du manager postmoderne
Agilité : Les structures classiques étaient symbolisées par la force du chêne. Les structures postmodernes seront symbolisées par l’agilité du roseau C’est clairement cette agilité que certains talents ou certains créatifs recherchent en rejoignant les start-up ou les incubateurs postmodernes parfois au prix d’une rémunération moindre. Que signifie « agilité » ? L’agilité est une rencontre astucieuse de rapidité, d’adéquation, d’imagination et de souplesse. L’agilité est, en somme, un état d’alerte permanent, une sorte de 6ème sens.
Beau : l’ère postmoderne sera une ère esthétique donc sensible. La naissance et le développement du design a fait émerger l’art du beau. Tout est esthétique aujourd’hui et bientôt même le management sera influencé par le gout du beau et du « sensible » !
Créativité : La créativité sera au centre de la nouvelle logique économique. Notons au passage que la créativité est une source d’agilité importante car elle permet d’inventer de nouvelles solutions, de nouvelles ripostes ou de nouvelles alternatives astucieuses et plus efficaces que les précédentes. La créativité est aussi un excellent compagnon durant les périodes de changement et de mutation. S’inscrire et se projeter dans un nouveau modèle économique c’est donc forcément cultiver sa créativité. Adapter au management la créativité c’est s’entraîner à développer et réinventer le savoir-faire de son équipe pour renouveler et adapter son offre aux évolutions des besoins ou des envies de ses clients.
Dépassement : N’en déplaise aux sportifs, le dépassement ne se limite pas à un effort physique surhumain ! Le dépassement en management c’est d’abord l’art d’aller chercher en soi des ressources, des potentiels ou encore des possibles encore non explorés ou non exploités pour faire mieux que bien ce que nous avons à faire. Pour transcender les limites et les impasses du modèle économique moderne usé jusqu’à la corde, le manager postmoderne entraînera son équipe à se dépasser pour trouver des réserves encore inexploitées ou inexplorées.
Excellence : une entreprise c’est d’abord un métier c’est-à-dire l’ensemble du savoir-faire différenciant et producteur de la valeur ajoutée. L’excellence se définira donc comme l’intention permanente du manager postmoderne de positionner puis de maîtriser parfaitement les gestes gagnants de son métier pour démarquer et différencier nettement son équipe et son entreprise de la concurrence.
Frugalité : la frugalité pour un manager postmoderne sera la capacité de faire plus avec moins pour répondre à la logique de pénurie dans laquelle nous sommes déjà rentrés (pénurie d’énergie, d’espace, de talents) et aussi la capacité à faire rimer moins avec mieux pour nourrir la logique économique néo-artisanale qui découlera de ces différentes pénuries créées par les gaspillages du modèle économique très industriel du XXème siècle. Le prolongement naturelle de cette frugalité choisie est la notion de fécondité qui sera, à l’ère postmoderne, l’unité de mesure de la capacité de création avec une intention obsessionnelle : toujours plus d’intelligence et toujours moins de matière pour prendre en compte la nouvelle donne de l’ère postmoderne : toujours plus de ressources mentales toujours moins de ressources naturelles !
Générosité : la générosité occupera une place centrale à l’ère postmoderne. En effet après l’ère moderne ou chacun a cru possible de recevoir plus qu’il ne donnait, la logique va s’inverser et chacun devra apprendre la frugalité c’est-à-dire faire en tout beaucoup mieux avec beaucoup moins entre autre pour stopper le gaspillage des ressources naturelles et humaines. Cette noblesse et cette éthique de comportement devra bien entendu être incarnée en priorité par les managers s’ils veulent prétendre incarner une certaine autorité aux yeux de leur équipe.
Harmonie : Il y a harmonie si un plus un donne quelque chose qui soit autre et plus que deux. L’enjeu du manager de demain sera d’harmoniser deux verbes : Oser et Penser. En effet, oser sans penser, c’est être impulsif. Penser sans oser, c’est être velléitaire. L’harmonie en management postmoderne sera donc la capacité du manager à oser et penser en même temps pour faire de l’expérience une nouvelle connaissance. Un sacré défi mais aussi une vraie nécessité en milieu a priori très effervescent donc imprévisible !
Intention : L’intention à l’ère postmoderne sera la capacité du manager à donner une âme et une raison d’être à l’action de son équipe. Cette intention que l’on cultive est une manière d’être, un état d’esprit, un art de vivre qui caractérisent le projet porté par cette intention. Cette intention, c’est comme si c’était le mot de passe ou la signature de la tribu qui la déploie. Évidemment, la valeur ajoutée économique de cette intention est proportionnelle à sa spécifique d’une part et à la taille de son marché d’autre part.
Joie: Le plaisir se consomme, le bonheur se reçoit mais la joie se construit. La joie de vivre en tribu naitra donc de la capacité du manager à construire un art de vivre cultivant désir et volonté car un désir sans volonté est stérile et une volonté sans désir s’épuise.
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